Esther Assouline

10 ans d’exploration

31.05 > 13.07.18

Esther Assouline collectionne depuis longtemps des objets du monde antique : fibules, perles et objets de parure acquis en salles des ventes. Un appel de ses origines méditerranéennes, dit-elle. Elle couvait du regard ses acquisitions, les retournait encore et encore et mit longtemps à leur trouver une place dans ses bijoux.
Et puis, soudain, elle sut comment intégrer talismans et perles dans ses parures : ils seront montés intacts, comme l’aurait fait un orfèvre de l’époque des Ptolémée mais avec sa vision, sa sensibilité. Le cheminement se fit alors naturellement. Elle choisit des éléments déjà percés et commença à les intégrer à des chaînes d’or, dans un rythme dont elle a le secret…

Plus d’une vingtaine de bijoux, pièces uniques, essentiellement des colliers et boucles d’oreilles, ont été créés autour d’ornements antiques (Basse époque égyptienne – 664 à 32 avant JC). Ils racontent l’histoire du passage entre plusieurs mondes, une perception de la transmission et de l’universalité, la force du lien… Cette exposition rassemble également de nombreuses autres pièces de la créatrice, bagues aux pierres habitées et aux couleurs acidulées, boucles d’oreilles romantiques, chaînes ultrafines et pendentifs aux motifs figuratifs et ciselés…

Visuels exposition Esther Assouline

 LÉGENDES :

Anneaux, or jaune ou platine, pierres fines et diamants, pièces uniques
Collier turquoise – pendentif et chaînes en or jaune, amulette et perles de céramique, Basse-Epoque, diamants bleus, champagne, cognac et blanc givré, turquoises, rubis ;
Collier « Grenade » – amulette antique en cornaline en forme de fruit, 3 perles en céramique Basse-Epoque, chaîne et éléments en or jaune et or gris, diamant vert chauffé, émeraudes ;
Pendentif Buisson, or jaune, diamants de couleur

Esther Assouline imprime à ses créations la richesse de ses origines orientales et son plaisir de la matière et des couleurs.
Elle se laisse entrainer par la magie des « accidents » de la matière pour creuser l’espace créatif qu’ils suggèrent. Le résultat en est unique, rencontre éphémère entre ce que le métal avait à offrir et l’outil. Le bijou garde toujours très présent la marque de cet échange : les lignes sont rarement régulières, les pendentifs évoquent des fragments d’un ensemble enfoui dans l’Histoire.

 Sans nostalgie, l’énergie et la franchise d’Esther raccrochent ses pièces au présent de sa propre histoire – une bague légère pour sa fille, un hommage à un bijou familial d’origine berbère…

Elle est dans la jubilation de la réalisation. Si l’on peut voir dans ses créations une âme et une histoire, il n’en demeure pas moins que c’est le plaisir de l’objet avant tout, du toucher jusqu’aux jeux de lumière, qui dicte ses choix. Si les formes et la finalité de l’objet sont longuement réfléchies, elle aime néanmoins s’attaquer à la matière en direct : peu de dessins en amont et la ciselure comme technique de prédilection. Avec des outils (ciselets) qu’elle s’est fabriquée et qui sont adaptés au rendu recherché.

L’identité d’Esther Assouline est omniprésente dans des bijoux aussi variés que ses bagues imposantes et ses colliers les plus fins, avec des diamants et des tourmalines pour la couleur et des ors et platine pour la texture et les motifs.

Extrait d’un texte de Doan Biraud

Exposition Esther Assouline

LÉGENDES :

Amulette Anubis, en céramique, époque des Ptolémée, posée près de motifs en cours de finition ;
Geste de ciselure – Anneau immobilisé dans le ciment, Esther donne des coups de ciselets pour faire ressortir le volume ; Collier « Oudjat » – « Œil Oudjat » et perles en faïence égyptienne Basse-Epoque, chaîne et éléments en or jaune, diamant jaune taille briolette.