Visites d’ateliers

Dans l’atelier de John Moore  2 mars 2017

John Moore with maskQui mieux que John Moore pourrait illustrer une exposition dédiée à la couleur ? Lui qui a choisi l’aluminium pour son aptitude à se laisser teindre et encrer autant qu’anodiser…

J’ai rencontré John lors d’une exposition à Londres en 2014. Son nom m’avait été soufflé par un de mes clients, collectionneur, et je fus immédiatement intriguée par ses pièces délicieusement colorées et par son audace à réaliser des colliers d’une envergure impressionnante.

 

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Dans l’atelier de Marianne Anselin  3 mars 2015

Vues atelier de Marianne AnselinCouleurs pimpantes et plantes vertes laissent vite la place à des outils associés habituellement à l’univers masculin… Accueillies par le sourire juvénile de Marianne, la raison flanche : mais comment décline-t-on forgeron au féminin ?

 

 

 

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L’atelier de Claire Wolfstirn  24 septembre 2014

Atelier de Claire WolfstirnLes fenêtres de cet atelier lumineux s’ouvrent sur une belle cour d’immeuble industriel comme en recèlent encore certains quartiers de Paris.
On est accueilli par les bijoux à plat et au mur, une sorte de show-room qui ferait presque oublier l’ambiance industrieuse qui règne de l’autre côté de la pièce.
En effet, c’est comme un joyeux désordre, mais désordre n’est pas le mot, car les outils sont bien à leur place, seulement si nombreux qu’ils s’enchevêtrent un peu.

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Dans l’atelier de laque de Salomé Lippuner  20 mai 2013

Atelier Cité Internationale des ArtsVue de rêve de la fenêtre du studio
La technologie classique du Wajimanuri comporte une trentaine de pas de travail, pour enfin arriver à une surface brillante, soyeuse et d’ ailleurs assez robuste. Le support des bijoux laqués peut être le bois, le tissus, le papier ou presque toute autre matière, qui deviendra méconnaissable sous les dizaines de couches de laque. Avant les 4 ou 5 couches finales, plus fines, il n’est pas rare que l’artiste intègre des coquilles d’œuf pilées, de la nacre, de l’or, de l’argent ou de l’étain en plaque, poudre ou feuille…

Découvrez sur le site les créations de Salomé Lippuner ! (suite…)

Chez Agathe Saint-Girons (1ère partie)  2 juillet 2011

Découverte d’un atelier original par bien des aspects : sa taille, son emplacement, son organisation.

Mozinor

Mozinor

Mais ça se mérite ! L’atelier est situé au sommet d’un immeuble industriel bien connu de Montreuil, Mozinor. Mozinor…  Je me suis longtemps demandé d’où sortait ce nom, mais oui, mais bien sûr ; NOR pour nord, ZI pour zone Industrielle, puis il suffit de couper Montreuil avant le N… ça change le son, et le tour est joué.  Revenons au bâtiment, invraisemblable, et à l’atelier, fantastique.

Construit en 1971, à l’époque du béton roi – par Claude Le Goas (1958-2007), Mozinor est une petite ville en soi, un énorme bâtiment en béton, fraîchement repeint en blanc crème et  rouge, dans lequel une rampe permet aux semi-remorques  d’accéder aux 6 niveaux. Mozinor abrite une soixantaine d’entreprises, de la mécanique à la production cinématographique, dans de grands ateliers hauts de plafond et très bien éclairés par les très nombreuses fenêtres… Parcourir la rampe pour atteindre la terrasse où sont installés les ateliers d’artistes prend 5 bonnes minutes pendant lesquels on parcourt presque 1000 mètres. Le soir tard, on se prendrait pour un archéologue visitant un palais pharaonique abandonné… Depuis le boulevard, on ne prend pas bien la mesure du bâtiment, ni sa qualité architecturale…  et puis hop, passée la barrière, on est avalé par le monstre et on atteint la terrasse, heureux d’en avoir réchappé.

Atelier d'Agathe Saint Girons - vue extérieur

Terrasse de Mozinor la nuit

Sur le toit-terrasse arboré, l’atmosphère est tout autre. La vue sur Paris est magnifique, on entre dans le vaste atelier comme dans une soucoupe volante. La pièce est vaste, arrondie et entièrement vitrée. Agathe nous accueille avec un café et nous présente les principaux outils. Nos établis d’élèves, son établi de maître. Les outils qu’on ne mélange pas, les uns pour les métaux précieux et les autres pour toutes les autres matières. Les différents moyens de récupérer les copeaux, la limaille. Les petites anecdotes de la profession (les sacs d’aspirateurs qu’on ne jette pas…). Puis nous faisons le tour des postes de travail, soudure, (propane-oxygène) polissage, laminoir, perçage, tire-fil.  Gros meubles à tiroirs de quincaillier où Agathe range ses trésors. Entendons-nous, toute matière « utile » à son inspiration et aussi tous les outils, introuvables aujourd’hui, achetés ou récupérés chez de vieux artisans.
Atelier d'Agathe Saint Girons
Enfin nous nous installons pour faire connaissance avec le travail des métaux.

Nous choisissons une petite scie (pardon un bocfil) et nous attelons un bon moment au serrage de la lame sur le manche… Si nous survivons, vous aurez la suite !

Les créations d’Agathe Saint Girons sont sur notre site : cliquez ici !