Elsa parle de l’expo « Épigénétique ? Épi-quoi encore ! »  8 octobre 2015

Elsa nous détaille la façon dont le choix et le « making-of » du thème de l’exposition « Épigénétique ? Épi-quoi encore ! » se sont réalisés.

Pourquoi une exposition sur le thème de l’épigénétique?
Cela fait longtemps que je suis fascinée par les recherches sur notre fonctionnement, nos cellules et la découverte du génome. Tout cela sans rien n’y connaitre, n’ayant jamais fait de biologie…

Or, début 2015, j’ai été captivée par une interview du professeur Geneviève Almouzni  sur France Inter, dans l’émission « les Savanturiers ». Passionnée et passionnante. Tout est parti de là.
Geneviève Almouzni au stand de la Galerie Elsa Vanier - Révélations 2015Je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de faire porter des regards d’artistes sur ce monde « intérieur ». J’ai donc appelé à la rescousse des amis, docteurs en biologie qui ont accepté de nous accorder un peu de temps. Leur aide fut fondamentale car les articles envoyés par l’Institut Curie étaient vraiment ardus pour les néophytes que nous étions !

Présenter l’épigénétique, c’est une première dans le monde de l’art ?

Des plasticiens ont déjà travaillé avec les chercheurs du réseau « Epigénésys »* et leurs œuvres ont été exposées à Paris en mai 2015  (Visions Epigénétiques).
En ce qui concerne le bijou, je pense que c’est une première, car les chercheurs furent vraiment surpris de cette initiative. Il faut rappeler que l’épigénétique est une science toute jeune, née au milieu des années 2000…

Et ce titre d’exposition ?

Oh, c’est tout simplement ce qu’une des créatrices s’est exclamée en se moquant de moi… et qui, très fière de son jeu de mots, n’en a été que plus motivée par le thème. Le regard d’artistes sur un sujet aussi pointu devait rester décalé. Il n’était question ni de paraphraser ni d’illustrer mais de ressentir l’importance humaine de ces recherches et de réagir aux découvertes récentes.

Des échanges avec les scientifiques, nous avons effectivement retenu l’humour et l’enthousiasme, et les créateurs ne pouvaient pas rester dans un registre très formel.

Etes-vous heureuse du résultat ?
Au-delà de mes espérances. Les bijoux sont très réussis en tant qu’objet précieux et raconter leur genèse ou leur sens est passionnant.

Nous avons partagé la génèse de certains bijoux sur le blog : « Le décryptage des créateurs »

Quel accueil avez-vous reçu des chercheurs ?

Ce fut un accueil à la fois enthousiaste et prudent au début, et qui est devenu très vite sympathique au cours des échanges. La présentation au Salon Révélations fut un grand succès et Geneviève Almouzni a adopté la bague de Claire Wolfstirn présentée sur le carton, un beau symbole !…  Nous attendons avec impatience l’exposition des pièces « épigénétiques » au sein de l’institut Curie début 2016.

Bague La Captive Echangée de Claire Wolfstirn

*Epigénésys est le nom d’un grand réseau de 160 laboratoires de recherches d’Europe et d’Israël, coordonné par la directrice de la recherche à L’institut Curie.