H. Courtaigne Delalande à l'établi

H. Courtaigne Delalande à l’établi

C‘est dans la quiétude de son atelier aménagé dans une ravissante maison Art Nouveau, près de Paris, que Hélène réalise les bagues, les bracelets et les colliers d’une authentique joaillerie qui, au-delà de leur esthétique racontent une histoire et évoquent un monde.

Une approche de sculpteur.

Les envolées baroques de volumes surdimensionnés, les mixages d’or mat et brillant et leur coloration jaune citron singularisent l’originalité de ses pièces. En gemmologue experte, cette coloriste très douée balaie les conventions et aime inventer des dialogues entre des gemmes peu exploitées en joaillerie. 

Son imaginaire débridé donne à ses parures des allures de mystérieux trésors byzantins, mérovingiens ou aztèques où se mêlent tanzanite, morganite ou rubellite avec des grenats « changing color » rose-violets. Ces véritables mini-sculptures, d’un style à la puissance sans concession par rapport aux tendances du moment, lui ont valu, entre autres d’être sollicitée par De Beers pour la création d’une bague nommée Trilogy, par le Comité du Parfum pour la conception d’un trophée et par Guerlain pour le design des flacons de la gamme « Issima »…

H. courtaigne Delalande, pendentif Aztèque, opale de feu

Pourtant, Hélène Courtaigne Delalande n’est pas entrée dans le métier par vocation précoce.

De la pub à l’établi !

A près son bac “D”, Hélène a suivi pendant quatre ans l’enseignement de l’ESAG Met Penninghen (Ecole Supérieure des Arts Graphiques). Diplômée en 1980, elle devient, après un stage de six mois dans une agence de publicité, une parfaite « fille de pub » et coiffe ensuite pendant une douzaine d’années la casquette de directrice artistique.

Enfant, elle se bricolait déjà des broches pour orner ses bérets et ses blousons et au cours de ses études à l’ESAG elle avait dans l’idée de se frotter au dessin de bijou, mais il lui paraissait alors impensable d’en faire un jour sa profession.  Et, puis, signe du destin, elle épouse le fils de la créatrice Emmanuelle Ricard. Jusqu’alors très portée sur la bijouterie fantaisie, Hélène s’initie alors au travail de l’or sous la houlette de sa belle-mère. Le virus est pris ! Au point de la détourner de l’univers paillettes de la pub pour choisir l’ambiance secrète et les outils ardus d’un atelier d’artisan bijoutier. Cet apprentissage de trois ans l’amène à reprendre la location-gérance des bijoux Emmanuelle Ricard. Là encore, elle y œuvre trois années avant de prendre la décision de signer ses pièces de son propre nom.

A la galerie, nous aimons ses bijoux très «signés », reconnaissables par leur couleur d’or jaune clair et leur contraste mat-brillant, qui sans être « modernes » ne copient pas le passé mais l’évoquent et nous habillent, homme ou femme, en soulignant nos personnalités.