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La bague Volcan  22 novembre 2010

Née d’une double rencontre, cette bague est une pièce unique à plusieurs égards : par la couleur de la pierre, d’abord, un spinelle rouge-orangé qui luit comme une braise surgie d’un volcan et par le volume de la bague en forme de cône d’autre part. C’est l’adaptation, à ma demande, d’une pierre ronde dans l’enceinte d’un cercle d’une bague Cône qui la rend unique.

Cette bague cône, en titane bleuté, originellement sertie de 60 diamants, est une création de Michael Dürnholz, joaillier talentueux installé près de Spa, dans la jolie région des Ardennes belges. Je connais Michael depuis ses années d’apprentissage chez Jean Vendome, dans les années 80, et je lui ai porté le spinelle de 2.5 carats et les petits saphirs oranges début 2008, en espérant qu’il accepterait de modifier sa création.

Ce fut l’occasion d’une visite à son atelier et à ses deux boutiques d’Eupen et de Spa, et d’une pause « tagliatelles aux truffes » quasi inoubliable. J’ai beaucoup aimé ces deux espaces qu’il a conçus et construits lui-même, avec un talent d’architecte que n’aurait pas renié son père, trop tôt disparu.

Michael accepta généreusement mon intrusion dans son univers et la bague, avec sa pierre qui oscille et ses tons cuivrés, fut livrée juste à temps, pour fêter mes dix ans de mariage !

Le spinelle  18 novembre 2010

Spinelle

Au seul énoncé de son nom, la mémoire collective l’associe au spinelle synthétique. La raison en tient au fait que l’on fabrique effectivement depuis longtemps cet aluminate de magnésium, (Mg Al2 O4), mais le spinelle existe bel et bien sous la forme naturelle, au même titre que le saphir et l’émeraude et s’il peut être confondu avec une autre gemme, c’est avec sa majesté le rubis ! En effet, il a fallu attendre les progrès de la chimie de la fin du 19ème siècle pour distinguer le spinelle rouge de son faux-jumeau.

Les plus célèbres (et que l’histoire a retenu sous les noms de rubis) sont le « rubis » du Prince Noir (sur la couronne) et le « rubis » de Timur. Le premier s’avère en fait un spinelle rouge de 170 carats et a orné le casque du roi Henri V tandis que le second, également spinelle mais de 361 carats, après avoir appartenu aux empereurs mogols, se trouve désormais également en possession de la reine Elizabeth d’Angleterre ! God save the Spinel en quelque sorte ! (Illustration – www.londononline.co.uk)

SON ASPECT

Parmi ses grands atouts, le premier est d’offrir une palette de nuances couvrant une grande partie de l’arc-en-ciel : de bleu pâle à foncé, du rose au rouge en passant par le mauve et l’orange.

Avec son indice de réfraction élevé (1.71 – 1.73), le spinelle brille presqu’autant que le rubis lorsqu’il est bien cristallisé et surtout bien taillé, généralement en facettes à forme ovale, ronde ou coussin, ma préférée!

Autre grande qualité : du fait de sa dureté (8 sur l’échelle de Mohs) il est plutôt résistant aux rayures.

Aujourd’hui on distingue également très bien le spinelle du rubis car ce dernier, à la différence du spinelle, présente une biréfringence qui le rend dichroïque (le rayon de lumière qui le traverse est dédoublé) et cette caractéristique est bien évidente quand la pierre est regardée au dichroscope.

SA PROVENANCE

Les principaux gisements se localisent au Myanmar (Birmanie), où l’on trouve une de ses variantes les plus spectaculaires, le spinelle rose très vif avec une touche d’orange, mais on en trouve aussi au Sri Lanka, en Thaïlande, au Vietnam et au Tadjikistan.

SYMBOLIQUE ET CROYANCES

Le spinelle (qui pourrait venir du latin Spina signifiant épine et du grec Spita qui veut dire étincelle) est considéré en lithothérapie comme une pierre d’une puissance particulièrement grande mais avec des nuances qualitatives et quantitatives très différentes au niveau des énergies en fonction de sa couleur. Le spinelle bleu très foncé est ainsi considéré comme particulièrement adapté pour lutter contre les énergies négatives qu’il est sensé renvoyer au plus profond des ténèbres. Quant au spinelle rouge, s’il est symbole de courage, de vélocité et de puissance, il n’en est pas moins fortement déconseillé, comme d’ailleurs toutes les pierres rouges, aux personnes hypertendues, colériques, autoritaires ou violentes. (Pour ma part, je vais attendre d’avoir tous ces défauts à la fois pour cesser de porter mon spinelle !)

SUR TAPIS ROUGE OU PLUTÔT A LA COUR D’ANGLETERRE !

Le spinelle a refait son apparition sur les podiums et la maison Cartier l’a de même remis à l’honneur l’an dernier dans un spectaculaire collier à plusieurs rangs de spinelles rouges. Pour d’évidentes raisons de prestige, le spinelle continue à orner la Couronne Impériale Britannique. Évidemment, cela fait quelques décennies que celle-ci n’a pas mis son « rubis du Prince Noir » sous les ors de l’Abbaye de Westminster, mais tout arrive à point à qui sait attendre …

POURQUOI JE L’AIME ?

J’aime les spinelles car ils offrent des couleurs inattendues et subtiles. Je les préfère forts en couleur et incandescents comme la lave en fusion.

Extrait du livre Terra Spinel

COMMENT JE LE PORTE ?

 

Intégré à ma bague « Volcan » créé par le joaillier Michael Dürnholz qui a adapté pour moi son modèle « Cône ». Accompagné de saphirs orangés, ce spinelle de couleur rouge orangé de 2,5 carats (qui brillerait presque dans le noir), s’incline à chaque mouvement à l’intérieur de l’étonnant volume de ce bijou en titane et or jaune. Pour un peu, on pourrait croire qu’il s’agit d’une braise surgissant d’un volcan !Vous êtes séduits? vous lirez avec gourmandise « Terra Spinel » de Vlasyslv Yavorskyy, un livre à commander sur www.gemfrance.fr