Le fond de l’air

Un vernissage « So British »  14 avril 2013


Tout était prêt, jeudi 21 mars. Les bijoux avaient traversé la Manche le 18, les vins de Loire patientaient à la cave en attendant des étrangers de marque : une roue de vieux Cheshire, du Cheddar artisanal et un Stilton entier de chez Neal’s Yard, le fromager renommé de Covent Garden.

 

On se promettait de passer une soirée « So British ». Le printemps nous avais accordé un ciel clément, repoussant la pluie jusqu’à la fin de la fête. Après l’ épisode neigeux de la semaine précédente, tout était à craindre mais un vent de nord-ouest joaillier nous a apporté une douceur bienvenue et a permis aux Parisiens de se déplacer en nombre pour le vernissage de l’exposition « Un Printemps anglais ».

Galerie Elsa Vanier - J. Cullen, K. Torkos, J. Hayes-WardLes dix créateurs britanniques sélectionnés étaient : Jacqueline Cullen, Jo Hayes Ward, Sarah Herriot, Catherine Hills, Josef Koppmann, Lucy Martin, Kayo Saito, Rie Taniguchi, Karola Torkos et Yen. Ils ont été sélectionnés pour leur esthétique et leur univers singuliers, afin de faire découvrir un Art du bijou et de l’orfèvrerie peu connu en France.

C. Hills, J. Koppmann, E. Vanier J. Cullen and K. Saito

Les visiteurs ont pu rencontrer six des créateurs exposés et trois représentants de la Goldsmiths’Company : Paul Dyson, directeur de la communication, David Mills, directeur du marketing et Amanda Stucklin chargée des relations Presse.


L’atmosphère était conviviale et pour ne pas dépayser nos hôtes, 3 superbes fromages anglais étaient proposés à la dégustation.

Les papilles et les yeux ont été comblés. Du côté des yeux, vitrine joyeuse aux notes acidulées pour les créations de Karola Torkos, un univers empreint de poésie pour les figurines semblant sorties de légendes anciennes de Rie Taniguchi.
Le public a beaucoup regardé aussi les créations architecturées de Josef Koppmann, les étranges pièces noires de jais de Jacqueline Cullen et les feuillages rêvés de Kayo Saito…

 

Vernissage "Un printemps anglais" à la galerie Elsa Vanier

Galerie Elsa Vanier - J. Koppmann, K. Saito, S. Herriot
Exposition prolongée jusqu’au 4 mai !

Un printemps anglais – dans les coulisses  6 février 2013

L’idée me trottait dans la tête depuis des années. J’ai découvert les orfèvres britanniques lors des premières « Goldsmith’s fairs »,  alors que je travaillais dans la City. J’en ai repris le chemin en 2008 et n’ai plus manqué, depuis, ce rendez-vous annuel qui marque le début de l’automne. Comme nous allons fêter cette année, nos 10 ans, j’ai trouvé sympathique de vous faire découvrir le talent de 10 joailliers et orfèvres installés en Grande-Bretagne. Elsa, comment as-tu sélectionné ces 1O ? Ce fut presque la partie la plus difficile,  de se restreindre à 10!  Depuis 4 ans, je vais donc régulièrement à la Goldsmiths’ fair et j’ai fait le tour des galeries de Londres. J’ai visité une fois l’exposition Collect et fais toujours aussi un petit tour au Victoria and Albert Museum. Ma galerie préférée est Lesley Craze. Lesley Craze Gallery à LondresPuis on a travaillé comme pour tous nos artistes, une première sélection assez large, fondée sur l’allure, l’émotion dégagée. Il a fallu ensuite éliminer d’une part ceux dont les oeuvres se ressemblaient un peu et ceux dont le travail ressemblait à l’un de nos créateurs déjà représenté par la galerie.  Ensuite, il a fallu les convaincre qu’on pouvait vendre leurs pièces !

 

As-tu été aidée? Armoiries de la Goldsmiths' CompanyOui, en 2011, quand le projet a été relativement avancé, j’ai approché le directeur de la communication de la Goldsmith’s Company pour lui présenter. Nous avons commencé à échanger, puis il est venu à Paris visiter la galerie et a décidé de nous apporter un précieux soutien logistique. Ce soutien m’a aidé à convaincre les créateurs qu’il pouvaient nous confier leurs pièces, entre autres ! Et nous ouvre les portes des instances britanniques à Paris, qui vont relayer l’information de l’exposition.

Qu’y a-t-il de nouveau par rapport à une exposition habituelle ? Un détail par exemple : d’habitude j’écris le communiqué en français et le fais traduire en anglais. Et bien cette fois, je l’ai écrit en anglais, l’ai fait corriger par l’équipe de Paul Dyson puis je l’ai traduit en français… Et j’ai trouvé ça terriblement difficile. J’avais beau avoir écrit l’original, il me fallait tout réécrire autrement… Un métier difficile !  Ensuite, dans une exposition avec des étrangers, tout est beaucoup plus compliqué, il faut expliquer aux 10 créateurs le fonctionnement des poinçons en France, leur demander d’envoyer des images pour la presse et si possible des pièces très à l’avance. Cela requiert parfois un vocabulaire technique que l’on a pas, donc j’ai écrit beaucoup de choses. Toutes choses que nous n’avions pas forcément envisagées lorsque nous les avons rencontrés. Enfin, nous espérons également imprimer un catalogue… Donc c’est un projet important et qui mobilise 3 personnes et notre stagiaire.
Bon, peux-tu nous les présenter, maintenant? Je vais  donner leur nom et vous trouverez leur portrait complet dans la rubrique « Beautiful talent ». Ces créateurs travaillent sur le sol britannique mais ils viennent du monde entier : Allemagne, Autriche, Japon, Angleterre et Vietnam. Leur style est très varié et  surtout très marqué. Ils ont en commun d’avoir tous étudié au Royaume-Uni. Je vous présente : Jacqueline Cullen, Jo Hayes-Ward, Sarah Herriott, Catherine Hills, Josef Koppmann, Lucy Martin, Kayo Saito, Rie Taniguchi, Karola Torkos et Yen. J’espère qu’ils recevront un bon accueil.